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  Hassiba Ben Bouali  
     
     
       
  Née le 18 janvier 1938 à El-Asnam (aujourd'hui Chlef), Hassiba Ben Bouali y entama ses études primaires, qu'elle poursuivit à l'école Aïn Zerga, à Alger, où ses parents s'étaient installés zn 1974. Elle obtient le certificat d'études primaires en 1950 et entre au lycée Pasteur (aujourd'hui annexe de la Faculté Centrale), où elle y étudia jusqu'en deuxième année. De nombreux témoignages le présentent comme une adolescente particulièrement éveillée, curieuse et sensible.
C'est ainsi que, par le biais du scoutisme, elle effectue de grandes randonnées à travers le pays et découvre les conditions déplorables de vie de la paysannerie algérienne. L'étalage de l'injustice la révolte profondément. Hassiba Ben Bouali rêvait de devenir infirmière mais elle ne put que s'employer dans un bureau social, où elle complétera sa vision de la situation des Algériens. Sa prise de conscience l'amène à militer dès l'âge de seize ans au sein de l'Union Générale des Etudiants Musulmans Algériens. Dès lors, elle s'impliquera de plus en plus dans le combat nationaliste, et, vers le fin de l'année 1956, elle intégra avec d'autres jeunes filles un des réseaux des fedayins qui se distinguèrent durant la bataille d'Alger. Elle fit ainsi partie d'un groupe chargé de fabriquer des bombes et de les déposer sur les lieux d'opération
Mais les services de renseignement français finirent par accueillir des informations sur ce groupe. L'atelier clandestin de fabrication des bombes est aussitôt investi tandis que de nombreuses arrestations ont lieu. Hassiba Ben Bouali est alors obligée de quitter son domicile et de rejoindre la Casbah, citadelle de la révolution quadrillée par la soldatesque coloniale. C'est à ce moment que la répression à Alger s'accentua. Les autorités françaises voulaient en finir avec les réseaux urbains du FLN, qui semaient la panique dans les milieux des colons et dont les actions spectaculaires jouissaient d'une grande audience internationale. En février 1957, Larbi Ben M'hidi, chef de la zone autonome d'Alger, avait été arrêté et assassiné. D'autres arrestations eurent lieu les mois suivants.
Le 8 octobre 1957, Hassiba Ben Bouali se trouvait dans une cache au numéro cinq de la rue des Abderames, en compagnie d'Ali la pointe et du petit et du petit Omar, âgé de douze ans. A la tombée de la nuit, la maison fut encerclée par les parachutistes français.
On somma les trois fedayins de se rendre. Devant leur refus, les soldats français firent sauter la maison. Hassiba Ben Bouali et ses compagnons périrent sous les décombres ainsi que 17 Algériens dont les maisons furent soufflées par l'explosion.
Le martyre de Hassiba Ben Bouali devint un motif supplémentaire de la détermination du peuple algérien ainsi qu'une illustration éclatante de la participation de la femme algérienne ou combat libérateur.
 
     
  Mise à jour 06 Janvier 2005  
     
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  AMIROUCHE  
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  DIDOUCHE MOURAD  
  HADJ AHMED BEY  
  HASSIBA BEN BOUALI  
  HOCINE ROUIBAH  
  JUBA 1er  
  JUGURTHA  
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  KHEIR-EDDINE  
  LARBI BEN M'HIDI  
  L'EMIR ABDELKADER  
  MASSINISSA  
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  SALAH BEY  
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Sources : Musée Central d'Alger